Presse
 

Suivre les auteurs, pas seulement les victimes

Article dans Le Temps du 4. Janvier 2022

 

En ce début d'année, Le Temps fait le bilan du travail avec les personnes auteures de violance

  • Face au manque de ressources, on privilégie la protection des victimes. C'est logique, lorsqu'on sait à quel point les associations ont dû se battre, au début, pour obtenir des moyens. Mais si l'on n'en fait pas d'avantages pour les auteurs, on reste à la surface du problème.
  • Fin 2021, le BFEG ouvre une consultation sur son plan de lutte nationale pour la mise en oeuvre de la Convention d'Istanbul: "90% des mesures proposées sont orientées sur les victimes. Signe que les pouvoirs publics on du mal à se saisir du sujet."
  • Des études tendent à démontrer que ses dispositifs portent leurs fruits, même lorsqu'ils sont imposés. "La contrainte permet d'éviter les abondons, fréquent chez les volontaires (...) les groupes pour auteurs de violence ont une éfficacité, mais ils ne conviennent pas à tout le monde. Il faut donc pouvoir bien séléctionner les participants. Mais aussi évaluer ces prises en charge, pour assurer une offre adaptée aux besoins. Or souvent les professionnels n'ont pas assez de ressources pour analyser ce qu'ils font" souligne Véronique Jaquier Erard.